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Il est grand temps de dissoudre l’ONU, cette tribune apologique du génocide et de l’arme nucléaire

 

26 septembre 2026
 

 

par Karim

L’ONU a été fondée sur les ruines d’Auschwitz et d’Hiroshima. Ses deux cauchemars fondateurs. Et cette année, elle a donné la parole aux deux.

Netanyahou s’est avancé vers la tribune alors qu’il fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, comme une blague dont personne ne rit, et il a qualifié les délégations qui l’ont boycotté de «couards moraux». Songez un instant au culot. Un homme accusé par la plus haute instance judiciaire que l’humanité ait réussi à mettre en place d’avoir orchestré l’extermination d’une population captive, qualifier d’autres de couards. Et la salle l’a laissé faire. Les interprètes ont traduit. Et les caméras tournaient. Quelque part à Gaza, une mère creusait à mains nues tandis que Netanyahou continuait d’afficher ce petit sourire narquois sans avoir fait l’objet d’une arrestation.

Deux jours auparavant, Trump s’est servi de cette même tribune pour se demander à haute voix s’il faut «anéantir» l’Iran et précipiter 90 millions de personnes «en enfer sans espoir de survie». Il l’a formulé avec la même désinvolture que s’il se demandait à haute voix s’il prend des frites ou des spaghettis. Le premier ministre canadien scrollait sur son téléphone. Les journalistes comptaient les sièges vides.

Personne ne s’est vraiment soucié de l’absurdité et de l’effondrement moral absolu de cet instant : qu’un président américain, au sein de l’institution censée empêcher précisément ce genre de scénario, menace indirectement un peuple innocent d’anéantissement nucléaire. Deux jours après, un premier ministre responsable du génocide le plus barbare de l’histoire moderne pontifie à cette même tribune.

On peut toujours prétendre que l’ONU est un «forum». Un «espace dédié au dialogue». Un truc «imparfait mais nécessaire». J’ai entendu ces phrases toute ma vie d’adulte. On disait la même chose de la Société des Nations pendant que Mussolini gazait des villages en Éthiopie et que le Japon ravageait Nankin.

Les institutions créées pour empêcher les atrocités qui se contentent d’un constat poli ne sont pas neutres. La neutralité n’existe pas. Soit on met fin au massacre, soit on lui confère une légitimité.

Des décennies de résolutions et d’accusations de génocide «plausibles» n’ont rien donné. Zéro. L’université Brown a démontré que la guerre contre le terrorisme de l’empire américain a fait des millions de morts. L’ONU s’est abstenue d’agir, a adopté quelques résolutions et parfois même donné son feu vert aux massacres.

Une démonstration mondiale de lâcheté morale

Je ne crois pas à l’argument selon lequel l’ONU est défaillante. «Défaillante» sous-entendrait qu’elle a été conçue pour fonctionner comme on nous l’a enseigné. Regardez ce qu’elle fait réellement, sans exception, décennie après décennie : elle blanchit l’Empire. Elle offre aux puissants un lieu où ils peuvent clamer leurs crimes en langage diplomatique, puis repartir par une porte dérobée, leurs péchés absous.

Les délégués se sont levés et sont partis lorsque Netanyahou a pris la parole, le seul geste honnête de la semaine. Et même ceci n’était qu’une mise en scène, car ils seront de retour en septembre prochain, et lui — ou bien pire encore — sera de retour, et les massacres de l’Empire se poursuivront jusque-là — et au-delà.

Et dans les coulisses, ils s’empresseront tous de baiser les pieds de Netanyahou et de signer de nouveaux contrats d’armement pour des armes testées sur le terrain, aux dépens des enfants palestiniens.

Dissoudre l’ONU

Et voilà ce que je n’arrive pas à accepter. C’est là que mon cerveau cesse tout simplement de fonctionner. L’Organisation des Nations unies a été fondée, en 1945, pour deux raisons et deux raisons seulement : prévenir un autre génocide et empêcher le recours aux armes nucléaires. Tels étaient les fantômes qu’elle avait pour mission de garder enfouis.

L’ONU a été fondée sur les ruines d’Auschwitz et d’Hiroshima. Et cette année, en l’espace de quarante-huit heures à cette même tribune, sous ce même drapeau bleu, nous avons vu un homme accusé à juste titre de génocide prendre le micro, puis un président doté de l’arme nucléaire évoquer ouvertement l’anéantissement d’un pays de 90 millions d’habitants. Les deux cauchemars fondateurs de l’institution, présentés en guise de discours liminaires, l’un après l’autre, sous des applaudissements polis. Et tous ont simplement suivi le mouvement. Ont rédigé leurs articles. Ont assisté aux réceptions. Ont parlé de «discours» et de «départs en signe de protestation».

Mais comment cette institution tient-elle encore debout ? Pourquoi aucun gouvernement digne de ce nom ne s’est-il levé pour énoncer l’évidence, à savoir qu’une institution qui accueille les atrocités mêmes qu’elle est censée combattre n’a plus aucune raison d’être ? Démantelez-la. Faites table rase. Remplacez-la par quelque chose d’honnête, ou par rien du tout. Car quoi que cette institution représente, elle ne nous protège en aucun cas.

source : BettBeat Media via Spirit of Free Speech

L’attaque hybride contre la France : une plongée dans la réalité.

 

  24 septembre 2026

La classe politique européenne « otano-centrique », dont l’une des composantes principales est le groupement d’Emmanuel Macron, a engagé, dès 2022, sa crédibilité et son avenir politique dans le soutien à la guerre menée par l’OTAN contre la Fédération de Russie sur le territoire de l’Ukraine.

Ce pari reposait sur la conviction, fondée sur des analyses superficielles et non intégratives des paramètres clés du modèle politico-économique et socio-culturel russe, d’un effondrement imminent de l’économie et, par extension, du système politique russe sous la pression de la coalition transatlantique. Or, tout au long des dernières années, les forces politiques actuellement au pouvoir en France ont désigné Moscou comme le principal responsable d’une série de difficultés majeures affectant les citoyens français, et ont érigé la Russie en centre de gravité de l’ensemble de leurs actions et de leurs communications, via un outil de propagande massivement surfinancé par les fonds publics : les médias français.

Ainsi, l’hypnose gitane est devenu l’instrument principal de l’action de l’Elysée vis-à-vis des masses électorales françaises qui sont à garder dans l’état de l’obéissance au niveau des approbations de la politique foncièrement destructrice du gouvernement Macron vis-à-vis de l’économie française et de la position de la France dans le monde.

Plus de quatre années se sont écoulées depuis le début de la phase armée de la confrontation Russie-OTAN sur le sol ukrainien. Les discours fallacieux, qui ont auparavant produit des fruits suffisants — notamment dans le cadre du détournement des fonds publics du domaine social, médical et éducatif vers celui de l’industrie de l’armement — commencent à fonctionner de moins en moins bien face à l’aggravation de la dégradation de la situation socio-économique de la France, qui approche à grands pas de la récession.

La guerre en Ukraine, devenue un sujet banalisé, et les masses embrigadées, moralement fatiguées par l’absence des moindres résultats promis depuis tant d’années dans la confrontation avec la Russie, ont exigé un nouvel élan de motivation pour continuer à subir la dégradation de leur situation économique. Ainsi, une nouvelle campagne de propagande a été mise en place et lancée avec force dès l’été 2026, développant le narratif d’une intensification majeure de la menace d’une « guerre hybride orchestrée par la Russie », composée de cyberattaques, de sabotages, d’incursions de drones et d’autres éléments. Cette campagne s’appuie sur les outils classiques du formatage et de la désinformation de la société française, à savoir les médias mainstream français, lesquels, selon une étude de l’Observatoire des médias (juin 2026), consacrent désormais 62 % de leur couverture géopolitique à des contenus alarmistes sur la menace russe, contre 34 % en 2023.

Le fait qu’il n’existe strictement aucun début de la moindre preuve quant à une origine russe de la prétendue « guerre hybride orchestrée par la Russie » — et qu’aucune présentation de ces prétendues preuves n’ait jamais été faite devant le grand public, pas une seule — constitue un élément majeur aux yeux de quiconque n’est pas dépourvu de capacités analytiques ne serait-ce qu’élémentaires. Cet élément a été soigneusement occulté, conformément à l’une des techniques cardinales de manipulation des masses énoncées par Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du Troisième Reich : « Plus le mensonge est gros, mieux il passe ! ».

Pour se rapprocher de la réalité, il suffit de poser la question jadis formulée par Cicéron dans son plaidoyer Pro Roscio Amerino : « Cui bono ? » — « À qui profite le crime ? » — et d’en tirer une conclusion qui ne requiert guère d’effort : faire passer le budget militaire français de 39,2 milliards d’euros hors pensions pour l’année 2021 à 63,4 milliards d’euros hors pensions pour l’année 2027, et ainsi satisfaire les intérêts financiers des lobbys de l’industrie de l’armement, lesquels se trouvent en première ligne lors du partage actuel des fonds publics issus des impôts et taxes acquittés par les citoyens et les entreprises.

Cela dit, il est loin de ma pensée d’affirmer que la France ne fait pas l’objet d’une attaque hybride. Bien au contraire : elle est bel et bien la cible d’une véritable attaque hybride, dont l’ampleur destructrice dépasse tout ce que la France a connu auparavant et tout ce que les Français imaginent actuellement. Mais cette attaque se situe dans des domaines tout à fait différents de ceux mis en avant dans les campagnes de désinformation orchestrées par le régime actuellement au pouvoir en France — campagnes qui reprennent les schémas narratifs documentés dans les analyses de l’OTAN sur la guerre informationnelle, telles que celles publiées en 2019 dans le NATO Strategic Communications Centre of Excellence.

La véritable attaque hybride contre la France

Aujourd’hui, la dette publique française s’établit à près de 119% du produit intérieur brut (PIB), soit plus de 3 570 milliards d’euros, et devrait atteindre un niveau historique de 119,3% à la fin de l’année 2026, selon les projections de la Banque de France et du Trésor public.

Le taux d’intérêt des titres de créances négociables à long terme — l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) française à 10 ans — s’élève, en septembre 2026, à 4,1–5,16%, contre une moyenne d’environ 3,53% en janvier 2026. En conséquence, le taux d’intérêt des obligations d’État français est le plus élevé parmi les pays de la zone euro, dépassant notamment ceux de l’Italie et de la Grèce à la même date.

Cependant, cette dette démesurée, conjuguée à un taux d’intérêt déjà très élevé et en constante augmentation, ne constitue guère le seul danger que court l’économie française.

Le profil des créanciers revêt une importance stratégique dans l’évaluation des risques et mérite une attention toute particulière.

Lorsque ces créanciers se composent principalement d’investisseurs institutionnels domestiques — banques locales, fonds de pension et compagnies d’assurance nationales — comme c’est le cas, notamment, au Japon, où les investisseurs institutionnels nationaux détiennent entre 87% et 90% de la dette publique japonaise (Japanese Government Bonds, JGB), laquelle représente entre 204,4 % et 260 % du PIB selon les différentes méthodologies de calcul, les risques de crise financière s’en trouvent sensiblement atténués. Cette résilience relative découle de la stabilité structurelle relative de ces acteurs, dont les horizons d’investissement longs et les flux de trésorerie prévisibles réduisent la probabilité de ventes de panique ou de défauts de refinancement. En outre, la concentration domestique de la détention de la dette limite l’exposition aux chocs de change et aux fuites de capitaux, renforçant ainsi l’ancrage de la soutenabilité budgétaire.

En France, la situation est toute autre.

Selon les données de l’Agence France Trésor et de la Banque de France, 57,5% de l’actuelle dette publique française est détenue par des investisseurs étrangers, tandis que les banques françaises, les sociétés d’assurance françaises ou encore les OPCVM français n’en représentent ensemble que 42,5%. Plus préoccupant encore, ce ne sont pas les investisseurs institutionnels, mais les fonds spéculatifs (hedge funds) qui assurent près de 55% des échanges sur le marché des obligations souveraines françaises lors des adjudications et des nouvelles émissions de dette publique de la zone euro, selon les données de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de la Banque centrale européenne.

Quel est le danger des fonds spéculatifs ?

Contrairement aux investisseurs institutionnels, les fonds spéculatifs — dont la majorité écrasante est domiciliée dans des zones offshore (principalement aux îles Caïmans, Bermudes, Bahamas et îles Vierges britanniques) — recourent massivement à l’effet de levier, ce qui expose les bons du Trésor français à une volatilité souveraine importante, surtout en cas d’instabilité budgétaire ou politique. Cette exposition menace directement la stabilité financière systémique de l’État et l’économie réelle, par des logiques de profit financier à court terme./

Oleg Nesterenko
Président du CCIE Spécialiste de la Russie, CEI et de l’Afrique subsaharienne

La civilisation occidentale est une fausse popstar

14 septembre 2026

 

par Caitlin Johnstone

Les démocraties libérales occidentales ressemblent à un mari violent et narcissique qui se donne des airs de féministe sensible sur les réseaux sociaux. Elles sont comme une popstar qui fait mine de combattre le pouvoir et de défendre les marginalisés tout en soutenant Israël.

Notre société n’est pas ce qu’elle prétend être.

Notre civilisation tout entière se perpétue grâce à un flot ininterrompu de sang, de sueur et de larmes provenant du Sud global, tout en produisant des films sur la lutte pour la justice et le sauvetage du monde.

Nos commentateurs fustigent les «régimes tyranniques» des nations visées par l’empire, alors même que nos propres dirigeants assassinent, affament et terrorisent des populations récalcitrantes pour dominer la planète.

À l’école, on nous apprend que nous avons la chance de vivre dans une société libre où le peuple commande au gouvernement par son vote et où nous avons le droit de nous exprimer comme bon nous semble ; or, en réalité, de riches oligarques contrôlent l’ensemble du processus électoral et notre expression est agressivement manipulée par un système complexe de censure et de propagande.

Nous manquons d’intégrité.

Faire preuve d’intégrité en tant qu’individu, c’est être la même personne chez soi qu’en public. C’est traiter chacun avec la même bienveillance et le même respect, qu’il s’agisse de votre patron, de votre enfant, de votre subordonné ou de votre ami. C’est faire en sorte que toutes vos pensées s’accordent parfaitement avec vos paroles, et que toutes vos paroles s’accordent parfaitement avec vos actes, que personne ne vous regarde ou que tous les regards soient braqués sur vous. C’est veiller à ce que les valeurs dont vous vous réclamez soient celles que l’on voit réellement incarnées dans votre vie quotidienne.

Cultiver l’intégrité individuelle consiste à aligner tous ces éléments et à éliminer tout conflit ou contradiction entre eux dans la manière dont nous menons notre vie. Il en va de même pour une société.

En tant que citoyens de l’empire occidental, un chemin long et ardu nous attend si nous voulons éliminer les contradictions entre le type de société que nous prétendons être et celui que nous sommes réellement. En pratique, nous sommes aussi éloignés de nos valeurs théoriques qu’une civilisation peut l’être. Nous sommes un empire d’imposteurs.

La lutte pour un monde sain est, pour une large part, un combat pour passer de l’imposture à l’intégrité. Bâtir une société où nos aspirations les plus nobles et nos valeurs les plus chères se reflètent dans l’organisation concrète de notre civilisation : voilà, en fin de compte, la cause à laquelle nous aspirons tous.

Acquérir de l’intégrité en tant qu’individu exige d’être d’une honnêteté intransigeante envers soi-même quant à sa véritable nature. Acquérir de l’intégrité en tant que société implique d’ouvrir les yeux du plus grand nombre d’Occidentaux possible sur la réalité suivante : tout ce qu’on nous a raconté au sujet de notre civilisation et de notre monde n’est qu’une vaste imposture. Ce n’est qu’alors que nous pourrons nous attaquer aux véritables racines de nos problèmes et évoluer vers la santé et l’harmonie.

source : Caitlin Johnstone via Marie Claire Tellier

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