27 juillet 2026
Marqué par un deuil persistant depuis la perte irrévocable en 1871 au profit de la Russie des acquis vis-à-vis de la péninsule de Crimée, conséquence directe de la défaite russe dans la guerre de Crimée (1853-1856) face à la coalition formée du Royaume-Uni, de la France, de l'Empire ottoman et du royaume de Sardaigne, – coalition dont la neutralité bienveillante fut assurée par l'Empire austro-hongrois, le royaume de Prusse, l'union suédo-norvégienne et l'Empire japonais –, voit aujourd'hui ressurgir une nouvelle coalition de « volontaires ». Ce phénomène, empreint d'un indéniable « déjà vu », témoigne de la persistance de l'espoir de monnayer la Crimée au sein de leurs stratagèmes anti-russes.
Alors qu'au milieu du XIXe siècle le sens de l'honneur et le sacrifice personnel étaient encore de mise dans les rangs de la coalition occidentale – au prix fort pour une partie non négligeable de la noblesse britannique, massacrée en Crimée par l'armée russe en 1854 –, les bains de sang orchestrés de nos jours par cette dernière s'opèrent de préférence par les mains de proxys, via la corruption de leurs élites en amont, tout en favorisant et amplifiant artificiellement les conflits interethniques et interreligieux.
En 2014, l'une des raisons fondamentales du coup d'État anticonstitutionnel à Kiev organisé par les États-Unis et leurs alliés résidait dans la volonté de s'emparer du port militaire de Sébastopol, en Crimée, clef de voûte du contrôle militaire de la mer Noire. Pour l'été 2026, c'est une catastrophe humanitaire via l’amplification des crimes de guerre qui est approuvée par le repreneur anglo-franco-allemand du « projet ukrainien » initié par les Américains et dont l’exécution est confiée au proxy (fait officiellement reconnu par les Etats-Unis) ukrainien.
Il convient également de souligner un fait inédit d'une gravité exceptionnelle, dans le cadre de l'actuel projet de la coalition tripartite, que j'aborderai plus en détail ultérieurement : la reconnaissance officielle, la justification et l'encouragement manifestes, de la part d'un fonctionnaire de très haut rang en activité, représentant officiel du pouvoir de Macron, des crimes de guerre commis par Kiev à l'encontre des populations civiles.
Parfaitement au fait des enjeux concernant la Crimée, ayant tout juste quitté la péninsule et m'y rendant à nouveau dans moins de trois semaines, je suis en mesure de fournir un diagnostic précis de la situation actuelle et de le confronter aux informations diffusées auprès du public occidental par les instruments de propagande et de désinformation (quasi l’ensemble des médias occidentaux) mis au service des élites politiques occidentales.
La propagande et la désinformation
Quelques semaines après une intensification des attaques de drones ukrainiens sur le territoire de Crimée, le 25 juin, soit quelques jours avant mon arrivée en Crimée, Zelensky a lancé une nouvelle campagne médiatique intitulée « opération de 40 jours pour obliger la Russie à mettre fin à la guerre ! ».
Cette initiative a obtenu un résultat prévisible de la part de Moscou : une amplification significative de la destruction de l'infrastructure ukrainienne en guise de rétorsion, plus particulièrement dans les secteurs énergétique, logistique et portuaire. Cette riposte a marqué le début de la destruction des installations portuaires d'Odessa, le dernier grand port maritime ukrainien encore opérationnel et relativement épargné jusqu'alors.
Il est toutefois manifeste que l'objectif réel de Zelensky n'était pas d'« obliger la Russie à mettre fin à la guerre », mais de faire bonne impression auprès de ses superviseurs occidentaux lors du sommet de l'OTAN, qui s'est tenu à Ankara les 7 et 8 juillet 2026. Cette tactique du régime de Kiev est devenue une constante prévisible, systématiquement employée avant chaque réunion importante avec ses soutiens, que ce soit par l'émergence soudaine de nouveaux « crimes de guerre russes » ou par la mise en scène d'activités « victorieuses ».
Le 4 août prochain, la prétendue grande opération ukrainienne de 40 jours touchera à sa fin. Il est inutile de préciser que son fiasco total par rapport à l'objectif affiché sera grandement déformé et dissimulé par l'appareil de propagande ukraino-occidental, à l'instar de nombreuses autres campagnes de désinformation du passé, visant à créer une image des « succès » pour justifier l'imputation de fonds supplémentaires des poches des contribuables occidentaux, afin de financer la guerre par procuration ukrainienne contre la Russie, tout en évitant toute indignation et contestation au sein de leurs populations.
Jusqu'à présent, la campagne médiatique de propagande et de désinformation ukraino-occidentale bat son plein, n'hésitant pas à diffuser des mensonges, y compris les plus grossiers, ce qui est rendu possible par le fait que les commanditaires gouvernementaux s'assurent que la vérité dérangeante n'atteigne qu'une fraction marginale de leur électorat.
Parmi les nombreux exemples, tous plus absurdes les uns que les autres, je peux citer un échantillon de désinformation représentatif par sa grossièreté.
Le 23 juin, la chaîne de télévision française LCI, faisant partie du TOP-5 des entités de propagande et de désinformation au service des pouvoirs successifs, diffuse en boucle l’enregistrement vidéo réalisé par une jeune femme russe en Crimée, où elle pleure et exprime son désir de retourner à Moscou : « …oh mon dieu, pourquoi je suis ici ?! Je veux rentrer à Moscou ! ». Cette image était destinée à illustrer la panique générale des Russes en Crimée et leur fuite de la péninsule sous la redoutable pression militaire ukrainienne.
Cependant, il y a un petit souci. Lorsque la personne figurant dans la séquence vidéo a constaté avec surprise que sa publication anodine sur les réseaux sociaux était massivement exploitée par la propagande ukrainienne et occidentale, elle a précisé que cette vidéo, bien qu'authentique, concernait un problème de transport ferroviaire ponctuel dans une région de la Russie qu'elle avait visitée et qui n’a rien à voir avec la Crimée, mais qu’en plus elle n'a jamais mis les pieds en Crimée.
Concernant la situation réelle de la circulation ferroviaire entre la Crimée et la Russie continentale, elle est tout à fait convenable. Personnellement, j'ai emprunté un train de voyageurs depuis Sotchi, à l'extrême sud de la Russie, le 30 juin 2026, pour arriver en Crimée le 1er juillet en traversant le pont de Crimée. Ce voyage s'est déroulé sans le moindre incident ni retard, ni au départ, ni à l'arrivée. Il en fut de même pour mon voyage de départ de Crimée.
Au-delà de leur excellence technologique, de leur propreté et confort supérieur aux trains de voyageurs français, les trains russes offrent des aménagements remarquables. Chaque voiture est dotée non pas d'une, mais de deux cabines de toilettes, ainsi que d'une cabine de douche. Chaque passager dispose d'un coffre-fort personnel près de son lit. Le Wi-fi est également à disposition des passagers, ainsi que l’accès à des films et émissions (de même que sur les vols des compagnies aériennes de haut standing). Une hôtesse dédiée à chaque voiture assure une disponibilité permanente, 24 heures sur 24, pour le service de boissons et d'une vaste sélection de produits, incluant des mets, en complément du wagon-restaurant accessible.
Le seul désagrément fut le transfert de tous les passagers en bus après le passage du pont de Crimée, afin de parcourir les 200 kilomètres restants par la route, hautement sécurisée par de nombreuses patrouilles militaires lourdement armées contre la menace aérienne. Ce transfert était une mesure de sécurité suite aux attaques terroristes par drones du régime ukrainien visant les trains de voyageurs en Crimée, ayant causé plusieurs décès parmi les civils.
La situation réelle en Crimée
L’accès à la nourriture
La propagande ukraino-occidentale laisse croire à ses consommateurs abusés que la situation alimentaire sur la péninsule est très grave et que l’unique chance pour les Russes de s’en sortir, c’est de s’enfuir.
Une fois de plus, la réalité est toute autre.
Les images sont plus parlantes que les paroles. Voici quelques photos des rayons de charcuterie, confiserie et café prises au milieu de juillet dans deux superettes différentes du sud de la Crimée (lieux de commerce alimentaire prédominants sur la péninsule). Ces images sont le reflet fidèle de ce qui est observé dans la myriade de commerces de proximité qui parsèment chaque ville de Crimée, une situation inchangée par rapport aux années antérieures, y compris avant le conflit.
L’accès à l’électricité
Les frappes de l'armée russe sur l'infrastructure énergétique ukrainienne visent à paralyser la production d'armements et de munitions, intimement liée à la disponibilité d'électricité. La Crimée, quant à elle, ne possède sur son territoire strictement aucune unité de production militaire. Depuis 2014, l'intégralité des capacités militaires nécessaires à la défense péninsulaire est acheminée depuis la Russie continentale.
Par ailleurs, les installations et bases militaires en Crimée ne dépendent nullement du réseau électrique civil de la péninsule. Elles disposent toutes de leurs propres générateurs diesel, assurant leur autonomie énergétique, tout comme les établissements hospitaliers qui activent automatiquement ces mêmes générateurs en cas de défaillance du réseau public.
Dès lors, les attaques ukrainiennes contre l'infrastructure énergétique de la Crimée ne sauraient avoir d'autre objectif que de terroriser la population civile en tentant de réduire son accès à l'énergie domestique - ce qui ne constitue rien d’autre qu’un crime de guerre selon la législation internationale en vigueur.
Cela dit, commettre des crimes de guerre dans l'espoir d'un impact dévastateur est une intention ; parvenir à les réaliser pleinement en est une autre.
Si les coupures de courant prolongées affectent les ménages et les infrastructures civiles non critiques, leur caractère n’est nullement néfaste. La réalité est très éloignée des images de propagande ukraino-occidentale exposant une véritable déroute énergétique en Crimée, tandis que, par son réel impact, il ne s’agit que d’un élément incommodant, mais parfaitement gérable.
Un indicateur probant de la résilience du réseau électrique de la péninsule et de la limitation des dommages : la crème glacée et les produits surgelés continuent d'être vendus dans tous les points de vente alimentaires de Crimée, dans des conditions identiques à n'importe quelle autre période passée.
L’accès au carburant et les transports en commun
La propagande ukraino-occidentale dépeint la situation du transport routier en Crimée comme paralysée, au seuil de l'effondrement. Une photographie que j’ai prise le 10 juillet d’une des rues de la ville de Yalta illustre, une fois de plus, mieux que les paroles la « paralysie » des transports tant vantée.
La réalité diverge ostensiblement des récits propagés auprès des masses occidentales crédules. Bien que des défis subsistent dans l'approvisionnement en carburant, la situation demeure gérable pour la vaste majorité des propriétaires de véhicules privés. De plus, pour ceux disposés à un coût supérieur, l'acquisition de carburant reste possible à tout moment et en toute quantité.
Le résultat concret des tentatives du régime de Kiev, soutenu par l’Occident collectif, de commettre des crimes de guerre supplémentaires contre la population civile, se manifeste par une utilisation accrue des transports en commun, contribuant ainsi à l'amélioration de l'écologie déjà excellente de la péninsule.
Les transports routiers en commun, quant à eux, ne rencontrent aucune difficulté d'approvisionnement en carburant et fonctionnent à régime normal. Les forces armées et les forces de l’ordre ne sont nullement concernées par la pénurie des hydrocarbures.
L’accès à l’eau potable
Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ne sont pas une nouveauté pour le régime de Kiev, dont les actions visent la population civile depuis bien avant le début de l’opération militaire spéciale russe en février 2022.
Dès le 26 avril 2014, les ultranationalistes ayant accédé au pouvoir par un coup d'État ont perpétré un crime en interrompant l'approvisionnement en eau douce de la Crimée, historiquement assuré par le « Canal de Crimée » depuis l'Ukraine. Les auteurs de ce crime, qualifié par la jurisprudence de crime contre l'humanité, espéraient ainsi anéantir l'agriculture et provoquer la dépopulation forcée de la péninsule.
À cette époque, le canal satisfaisait jusqu'à 85% des besoins en eau douce de la Crimée, la dépendance de la péninsule à l'égard de l'Ukraine en matière d’eau douce étant ainsi même supérieure à la moyenne de la dépendance à la désalinisation des sept pays du Golfe Persique.
Néanmoins, en 2014, Moscou a immédiatement pris des mesures significatives pour sécuriser l'approvisionnement en eau douce de la Crimée, déjouant ainsi la catastrophe humanitaire et écologique planifiée par Kiev.
Actuellement, la situation concernant l'accès à l'eau potable pour les ménages de la péninsule demeure globalement stable.
Le tourisme en Crimée
La campagne de désinformation ukraino-occidentale s’efforce de dépeindre une Crimée en proie à la panique, tant chez ses habitants que parmi les touristes, qui aspireraient désormais à fuir la péninsule dans la plus grande hâte.
Or, la réalité observable contredit grandement ce narratif. Il n’existe aucune panique ni parmi la population locale, ni parmi les touristes russes continentaux.
Il est indéniable que, suite à des menaces émises dès la fin juin concernant les intentions de Kiev de perpétrer des crimes de guerre envers les civils, une fraction des vacanciers a effectivement choisi de réduire la durée de leur séjour.
Néanmoins, l’observation du pont de Crimée révèle un flux de circulation équilibré, où le nombre de véhicules quittant la péninsule est comparable à celui des véhicules s’y rendant.
Pour ceux qui ont opté pour la poursuite de leurs vacances, la situation reste assez similaire à celles constatées les années précédentes. À titre d’illustration, une photo prise le 13 juillet sur la plage de Yalta atteste de cette réalité.
Concernant les infrastructures essentielles telles que l'approvisionnement en denrées alimentaires, en eau potable, en électricité, les transports publics et l'accès au carburant, les désagréments, bien que présents, restent sans commune mesure avec les allégations fallacieuses de la propagande occidentale et ukrainienne. Celle-ci, par la diffusion de fausses perspectives quant à la résolution du conflit, cherche à maintenir l'adhésion de ses propres populations à une guerre prolongée.
Quant à l'incidence sur les capacités militaires des forces armées russes stationnées en Crimée, elle est, tout simplement, quasi inexistante.
La connexion de la Crimée à la Russie continentale
Le grand pont de Crimée
L'histoire récente du Pont de Crimée, ce lien unissant la péninsule à la Russie continentale, est marquée par un attentat terroriste causant la mort de plusieurs civils en octobre 2022, tandis que le régime de Kiev persiste dans ses menaces de réitérer de tels actes, sous le regard émerveillé de la classe politique occidentale, atteinte d’un profond degré de dégénérescence morale.
Actuellement, le pont est exclusivement dédié au trafic civil routier et ferroviaire. Les convois de marchandises par poids lourds ont été redirigés, empruntant désormais la voie terrestre via le nord de la Crimée.
Concernant sa résilience, la sécurisation du site atteint un niveau quasi absolu, rendant sa destruction une entreprise des plus improbables.
Les diverses mesures de défense sous-marines, déployées en plusieurs échelons successifs, constituent une barrière impénétrable face aux menaces de surface comme sous-marines, rendant toute tentative de dommage par voie maritime impossible.
Simultanément, les dispositifs de contrôle des véhicules et des passagers empruntant le pont rendent également impossibles de nouveaux attentats terroristes par la voie terrestre.
La seule voie envisageable pour mettre le pont hors service pour un délai ne serait-ce que de quelques semaines, réside dans une attaque aérienne. Cependant, les drones en contreplaqué d’aviation, malgré leur moindre vulnérabilité face à des systèmes de défense antiaérienne qui sont les plus performants au monde, mais conçus pour l’interception des missiles, ne possèdent pas une charge utile suffisante pour affecter des installations d’une telle envergure.
Seule une salve concertée et massive de missiles de haute précision, visant un point d'impact unique, pourrait potentiellement causer des dommages. Une telle action, purement symbolique et médiatique, n'aurait aucune incidence sur les capacités militaires russes en Crimée. De surcroît, elle demeure irréalisable sans un approvisionnement massif en missiles de la part des pays occidentaux fournissant proxy ukrainien, ainsi que sans une coordination logistique et de guidage via les satellites militaires de l'OTAN.
L’Occident collectif hésite, toutefois, à franchir le pas, conscient que Moscou interpréterait à juste titre une telle initiative comme une agression directe de la part des pays de l'OTAN, ouvrant la voie à des représailles considérables.
Il est pertinent de souligner que le Pont de Crimée figure parmi les sites les plus fortement protégés de Russie contre les menaces aériennes, rendant les éventuelles tentatives de sa destruction peu efficaces.
La voie par le Nord
La liaison terrestre entre la Crimée et la Russie continentale, par la région de Marioupol, présente aujourd'hui des risques accrus pour la population civile. Des témoignages concordants que j’ai reçus de conducteurs réguliers font état d'attaques récurrentes par drones ukrainiens visant des véhicules civils et des bus de passagers, entraînant des épaves sur le bas-côté.
Néanmoins, ce danger n’est nullement critique pour de très nombreux convois militaires lourdement armés contre la menace aérienne, assurant pleinement l’approvisionnement supplémentaire des bases militaires de la Crimée ainsi que la circulation des contingents militaires.
De même, la destruction régulière de ponts reliant la péninsule à la Russie continentale n'a qu'un impact minime sur la circulation, qu'elle soit militaire ou civile. De nombreux ponts flottants, déployés en moins d’une heure, assurent pleinement la continuité des liaisons.
La population de la Crimée
La propagande ukraino-occidentale s'emploie, avec une assiduité remarquable depuis une décennie, à instiller l'idée qu'à partir de 2014, la Russie aurait activement œuvré à la fois à créer un exode forcé des Ukrainiens ethniques de Crimée vers l'Ukraine et, simultanément, à favoriser l'installation massive de citoyens russes issus de la partie continentale sur la péninsule.
Ce récit désinformateur atteint des sommets d'absurdité, égalés seulement par l'ampleur du mensonge qu'il véhicule.
D’une part, tant avant 2014 qu’aujourd’hui, le rapport des Russes aux Ukrainiens reste identique : les Ukrainiens sont un peuple frère. Ce peuple subit aujourd’hui la tyrannie d'un régime sanguinaire qui condamne des centaines de milliers de civils à une mort certaine en les envoyant de force dans les tranchées et en maintenant dans des cages de prisons des dizaines de milliers de prisonniers politiques. Le peuple subit actuellement une radicalisation profonde orchestrée par un appareil colossal de propagande ultranationaliste, opérant à tous les niveaux sociétaux (même au niveau des crèches), non pas depuis 2022, mais depuis le coup d'État de 2004, ponctué d'une accalmie avant le nouveau coup d'État de 2014. Malgré cela, le peuple ukrainien reste et restera à tout jamais le peuple frère.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, depuis 2022, plus de 3 millions d'Ukrainiens ont cherché refuge non pas dans l'Union Européenne, mais en Russie, rejoignant ainsi les millions d'Ukrainiens ethniques vivant dans la Fédération de Russie en tant que citoyens. La grande majorité de ces réfugiés ne manifeste aucune intention de retourner en Ukraine, anticipant un chaos et une misère généralisés à l'issue du conflit. Par ailleurs, une partie non négligeable de ces réfugiés s'est installée en Crimée, où l'ukrainien coexiste en tant que langue officielle au même titre que le russe.
Concernant le narratif fallacieux d'une « colonisation » de la Crimée par des Russes ethniques venus de la Russie continentale depuis 2014, la réalité contredit diamétralement ces allégations.
Les recensements de population en Crimée révèlent qu'en 1991, première année de l'existence de l'Ukraine en tant qu'État pour la première fois dans l’histoire, sa population s'élevait à 2,11 millions d'habitants. Vingt-deux ans plus tard, en 2013, ce chiffre était tombé à 1,95 million. Il est crucial de souligner qu'en raison de la politique désastreuse de Kiev à l'égard de la Crimée, sa population a diminué de 135 000 habitants entre 2001 et 2014, soit une baisse de 6,7 %. Ce déclin démographique significatif atteste d'un véritable dépeuplement imputable aux politiques ukrainiennes.
En 2025, la population de la Crimée s'établit à 1,91 million d'habitants, un chiffre pratiquement identique à celui de 2013. Bien qu'il existe des flux migratoires entre la Crimée et la Russie continentale, ces mouvements ne se distinguent en rien des migrations observées entre d'autres régions de la Russie ou entre différentes régions de tout autre pays. Il n’existe strictement aucune politique favorisante l’implantation des russes continentaux sur la péninsule et le maintien du niveau de la population entre 2013 et 2025 est grandement due non pas à la prétendue « colonisation » par les Russes continentaux, mais, justement, à des Ukrainiens qui ont fui vers la Crimée russe la guerre et les exactions du régime ultranationaliste installé à Kiev.
Sous le couvert d'une prétendue "chasse" concernant quelques pourcents de la population de Crimée — des résidents établis depuis plus de dix ans par des flux migratoires naturels, incluant une part significative d'Ukrainiens ethniques ayant fui les zones de conflit —, que Zelensky dépeint de manière profondément mensongère comme une "colonisation russe" massive, soit chiffrée à des dizaines de pourcents de la nouvelle population, le régime de Kiev terrorise près de deux millions d'habitants. La majorité écrasante de ces derniers sont autochtones de la péninsule et sont présentés fallacieusement comme de « chers compatriotes ukrainiens souffrant sous l'occupation ».
La nature intrinsèquement criminelle des extrémistes ultranationalistes marginaux au pouvoir en Ukraine depuis 2014 est connue depuis onze ans. Il est attesté qu'en 2014, l'ancien président-oligarque ukrainien P. Porochenko a annoncé officiellement leur stratégie à l'égard des régions du Donbass : « Nous aurons du travail – ils n'en aurons pas. Nous aurons des pensions de retraite - ils n'en auront pas [toutes les pensions des retraités originaires du Donbass, qui ont cotisé durant toute leur vie, ont été stoppées et volées à tout jamais par Kiev]. Nos enfants iront dans les écoles et les crèches – leurs enfants se cacheront [de nos bombardements] dans les caves ! ».
Ayant une connaissance approfondie de la Crimée, tant sur le plan de sa politique interne que des relations interpersonnelles avec un nombre significatif de ses habitants, issus de diverses origines et confessions, je peux affirmer qu'aucune réalité politique sur la population criméenne ne corrobore les allégations propagées par les médias ukrainiens et occidentaux, caractérisées par un mensonge éhonté.
Les objectifs des frappes contre la Crimée
L'objectif de Kiev dans le cadre des frappes massives par drones militaires sur la péninsule de Crimée est triple et s'inscrit dans une stratégie aux multiples facettes.
Premièrement, il est foncièrement terroriste, visant à terroriser la population civile dans le but délibéré et ouvertement assumé de provoquer une catastrophe humanitaire par l’application de procédés clairement qualifiés de crimes de guerre selon la législation internationale en vigueur.
À titre d'illustration, dans la nuit du 18 au 19 juillet, un drone ukrainien a visé une zone résidentielle située à 150-200 mètres de la résidence de l'auteur de ces lignes, ce qui est une action purement terroriste. Non seulement la zone en question, mais l’ensemble du département de la Grande Yalta, qui s’étale sur les 72 km de la côte sud de la Crimée, est totalement dépourvu de toute autre infrastructure significative que celle du tourisme. Les installations militaires, hormis les dispositifs de défense antiaérienne récemment déployés, sont inexistantes dans la zone ciblée, conférant ainsi un caractère intrinsèquement terroriste aux frappes sur ce territoire.
Le 22 juillet, un immeuble résidentiel de grande taille à Yalta a été frappé par un drone ukrainien, causant la destruction de 7 appartements. Parmi les 17 victimes civiles, aucun mort n'est à déplorer, ce qui est un miracle. Le Comité d'enquête du ministère de l'intérieur de Russie a d'ailleurs ouvert une instruction pour acte de terrorisme.
Dans la nuit du 22 au 23 juillet, 2 civils ont été tués et 5 grièvement blessés, dont 2 enfants, suite à des frappes ukrainiennes, une fois de plus, sur des quartiers résidentiels.
Le territoire de la Crimée n'est, de surcroît, qu'un élément au sein d'un projet terroriste plus vaste orchestré par Kiev. Entre le 13 et le 19 juillet 2026, sur l’ensemble du territoire de la Russie, 433 civils ont été victimes de bombardements par des « soldats » ukrainiens : 364 personnes ont été blessées, dont 12 enfants, et 69 ont trouvé la mort, parmi lesquelles 2 enfants. Durant la semaine concernée, l’« armée » ukrainienne aurait tiré au moins 7168 munitions sur des cibles civiles.
Deuxièmement, en l'absence de succès militaires sur les champs de bataille où l'armée russe progresse méthodiquement, en appliquant le procédé du rouleau compresseur vis-à-vis des forces armées en face, le pouvoir de Zelensky ressent un besoin impérieux de fournir à ses soutiens occidentaux une image médiatique exploitable. Cette image vise à façonner les narratifs dans l'imaginaire collectif de leurs électorats respectifs, afin de justifier les répétitions des imputations de fonds considérables dans leurs caisses nationales respectives pour continuer à financer la force proxy ukrainienne. Il s'agit d'une opération spectaculaire pour le public occidental profane, ayant, pourtant, aucun impact militaire sur les capacités des forces armées de la Fédération de Russie.
Enfin, l'objectif ultime de Kiev, et non des moindres, est de détourner l'attention, tant de sa propre population qu’occidentale, des graves problèmes et scandales internes au régime ukrainien, tels que la corruption endémique impliquant Zelensky et l’ensemble de son entourage proche, la mobilisation forcée de dizaines de milliers de civils chaque mois dans les villes et villages d'Ukraine, envoyés de force à la mort sur les champs de batailles, ainsi que la phase finale de la destruction de l'industrie, des infrastructures de transport et énergétiques. Ces destructions, infligées par les forces armées russes en réponse aux attaques ukrainiennes sur les infrastructures civiles en Russie, et de nombreux autres problèmes structurels, submergent le régime de Zelensky et entraîneront l'effondrement politico-économique et sociétal immédiat du pays dès la cessation du soutien financier massif de l'Occident collectif.
La reconnaissance et l'encouragement officiels des crimes de guerre par le groupement de Macron
Un événement majeur, d'une importance stratégique, s'est produit le 22 juin 2026, passant, cependant, largement inaperçu.
Pour la toute première fois depuis le début de la phase active de la confrontation initiée en février 2022 entre la Russie et l'OTAN, via son proxy ukrainien, un représentant officiel de premier rang du pouvoir de Macron a révélé (certainement par manque de compétences personnelles) la nature fondamentale des régimes installés en France depuis 2017 et en Ukraine depuis 2019. Au lieu de continuer à mentir dans le cadre préétabli de la propagande et de la désinformation orchestrée par son gouvernement, il a officiellement divulgué la vérité les concernant, non seulement en reconnaissant la dimension purement terroriste du régime de Kiev, pleinement soutenu par l'Élysée, mais également en exprimant ouvertement sa satisfaction et son encouragement à l'égard des actions qualifiées de crimes de guerre commises par le proxy ukrainien.
Le 22 juin 2026, le haut fonctionnaire de premier rang en activité, qui n'est autre que l'actuel ambassadeur de France en Pologne, ancien ambassadeur en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre, le russophobe notoire Étienne de Poncins, s'est exprimé sur la situation en Ukraine sur la chaîne Public Sénat :
« J’ai toujours pensé que l’Ukraine finirait par gagner cette guerre et je crois qu’aujourd’hui elle est sur la bonne voie […] Il faut savoir que la Crimée est en fait une île, il y a très peu d’accès, elle n’a pas d’eau, elle n’a pas d’électricité, elle a peu de ressources », a-t-il affirmé.
Interrogé par la présentatrice sur la possibilité de reprendre la Crimée par Volodymyr Zelensky, il a répondu : « Peut-être pas la reprendre, mais faire en sorte que la vie ne puisse plus se poursuivre, enfin, en tout cas, qu’il y ait d’énormes difficultés pour la population russe qui a été implantée en Crimée et pour Vladimir Poutine, probablement cela signifierait la défaite puisque la Crimée est son principal acquis depuis 2014 ».
Il est essentiel de souligner que cette déclaration n'émane guère d'un extrémiste déséquilibré quelconque à la retraite, mais bien de Monsieur l'ambassadeur de la République Française en activité, représentant officiel du plus haut niveau de son État auprès d'un pays étranger, haut fonctionnaire de premier rang et l’incarnation du président de la République Française et du gouvernement français à l'étranger.
Ainsi, c'est officiellement au nom de la République française, de son président Emmanuel Macron et de l'ensemble de son gouvernement que ce personnage a reconnu avec une grande satisfaction que l'objectif du régime de Kiev, très largement soutenu et sponsorisé par l'Élysée, est de « faire en sorte que la vie ne puisse plus se poursuivre, qu’il y ait d’énormes difficultés pour la population ».
Il a omis de préciser un détail crucial : le fait de « faire en sorte que la vie ne puisse plus se poursuivre, qu'il y ait d'énormes difficultés pour la population » constitue, de manière directe et sans équivoque, un crime de guerre, tant selon la Convention de Genève que selon la Convention de La Haye, toutes deux, pourtant, signées et ratifiées par la France.